Le minimalisme

d6ab7352c36140c93cce215b766aa8b6

Nous sommes tous à la recherche de la même quête : le bonheur. Être heureux dans sa vie, dans ses choix. Pour certains, ce dernier serait facile à atteindre, pour d’autres il serait plus difficile selon notre caractère, notre histoire, nos croyances, nos objectifs et attentes dans la vie.

– Le bonheur : le saint-graal –

Dans la majorité des cas, les individus pensent que le bonheur repose sur le succès, le « rêve américain » (partir de rien et réussir), la possession (grande maison, belle voiture, beau mobilier, dressing à rallonge). Cette idée a surtout émergé à cause de l’influence de la publicité vers les années 50. La possession est un cercle vicieux. Nous sommes trop matérialiste car l’objet de possession nous obsède et représente un statut social.

Récemment, j’ai regardé le reportage Minimalism : A documentary about the important things, de Joshua Fields Millburn & Ryan Nicodemus sur Netflix. Celui-ci m’a ouvert les yeux sur la vie et m’a aidé à prioriser mes envies. La dernière fois je vous parlais de The True Cost sur l’industrie de la mode et ses coulisses pas très jolies-jolies. Aujourd’hui, je souhaite vous parler de minimalisme.

 – Le minimalisme selon Joshua Fields Millburn & Ryan Nicodemus –

781d12ecc702e2e53cab5b533d123d1b

Les deux américains, auteurs du blog Theminimalists, présentent le minimalisme comme un moyen de se recentrer sur sa vie, en vivant de peu ou du moins de se détacher de nos possessions qui n’ont pas de sens. Prioriser ses envies, maximiser son pouvoir d’achat, mettre à profit notre temps, se délester du poids des objets et de leur encombrement qui n’apporte que du stress, du temps gâché, de la frustration. C’est le fait de simplifier son quotidien dans la quête d’une vie meilleure pour soi et les siens. C’est aussi vivre mieux avec moins, donner un sens à sa vie.

Par exemple, le fait de posséder plusieurs véhicules au sein d’un foyer est source de stress (peur du vol, de la dégradation), représente un budget considérable (assurance, entretien, énergie) que l’on aurait pu allouer à d’autres envies plus épanouissantes. Ici, libre à chacun de vous projeter car bien sûr pour certains, leur passion c’est l’automobile, tout dépend de l’ordre de vos priorités.

 

– Un concept hors-norme dans notre société –

Le minimalisme émerge à contre courant dans notre société de surconsommation où nous sommes « manipulé(e)s » par la publicité et le marketing. De nos jours, nous avons accès à une multitude de produits, de services pour satisfaire nos moindres désirs. La tentation est partout. Le problème réside dans le fait que s’encombrer d’objets ne nous mène en rien à la quête du bonheur, au contraire nous sommes frustrés car l’objet en lui-même ne nous procure au final aucun plaisir car une nouvelle envie de possession apparait par la suite. Connaissez-vous cette faim insatiable ? Ne vous êtes-vous jamais senti(e) insatisfait(e) suite à un achat compulsif ? Que ce dernier ne vous comble jamais totalement ?

Auparavant dans l’industrie de la mode, il n’existait que deux saisons : une pour les vêtements chauds, une autre pour la période froide. Maintenant, on compte jusqu’à 52 saisons par an pour certaines marques de fast-fashion. Les articles se démodent d’une semaine à l’autre. La fabrication repose sur de la main d’œuvre bon marché dans les pays du tiers-monde qui ne sont pas payés au juste prix. Certains vêtements sont peu chers, n’ont donc que très peu de valeur. Ils sont vite jetés, remplacés lorsqu’ils n’ont plus de valeur sociale ou ne sont plus à la mode. Cette envie constante de renouveau est très présente notamment avec les influenceuses/eurs (sur instagram, youtube ou sur les blogs) payé(e)s par les marques où ils mettent sans cesse en avant leur produit, pour créer le besoin. Une fois le produit acheté, que ressentez-vous ? Une autre envie apparait, on est insatiable. Faire des achats réfléchit doit apporter quelque chose, il faut mettre fin à la soif d’objet car cela peut apporter de la frustration et épuise les ressources de la planète.

– Le minimalisme jusqu’au bout –

2e1b9bda382802e9c0a881e36dfb1190Ce reportage est très inspirant, car le minimalisme est partout : dans la garde-robe, dans la décoration et l’ameublement, mais aussi l’immobilier. On y parle du concept de la tiny house, ces petites maisons où l’espace de vie est considérablement réduit, où chaque objet est important. Forcément, ce n’est pas une surface pour accueillir une famille nombreuse ou des enfants, tout dépend de la façon dont vous voyez votre vie.

Si vous ne souhaitez pas vivre dans un 30 m², il existe aussi le concept de LifeEdited : un projet de création de maison ou d’appartement adapté aux habitudes de la famille pour optimiser l’espace nécessaire. En effet, ils ont constaté que les gens chez eux n’utilisent que 40% de leur espace. Quand on y pense, en diminuant la surface d’une habitation, on diminue ainsi les possessions ce qui génère moins de stress, moins de contrariétés (moins de ménage, d’entretien), permet d’augmenter le pouvoir d’achat (moins d’achats en meubles et décoration, moins d’énergie à consommer), optimiser son temps pour les plaisirs donc de favoriser le bonheur.

– « Ah si j’étais riche ! » –

Selon le reportage, la richesse n’apporterait pas forcément le bonheur, notamment avec les gagnants de la loterie qui finissent ruinés ou au destin brisé. D’après une étude, les américains gagnant moins de 70 000 $ par an sont plus heureux que ceux qui gagnent plus, du moins sont content de leurs biens. L’un des américains explique que la soif de réussir dans sa vie professionnelle, pour accéder à une situation confortable, ne lui a pas permis de profiter de ses proches. Il parle notamment de sa mère, qui est décédée d’un cancer et dont il regrette de ne pas avoir passé plus de temps avec elle, d’avoir profité de ses derniers instants.

Travailler trop avec des responsabilités que cela implique, génère beaucoup de stress, prend une part importante sur son temps et peut jusqu’à empiéter sur sa sphère privée. Le stress est aussi un facteur de risque dans le déclenchement d’une maladie. Cela ne permettrait donc pas d’accéder au bonheur. D’après Le livre du hygge – mieux vivre : la méthode danoise de Meik Wiking, les danois arrivent en tête du classement mondial du bonheur en occupant la première place. Dans ce modèle, les horaires sont différents de chez nous, les journées de travail sont plus courtes pour pouvoir ainsi profiter de ses proches, prendre du temps pour soi.

– Minimalisme : le nouveau bonheur ? –

Dans ce reportage, un intervenant est assez pertinent sur un point : « On n’a pas de pouvoir sur le fait de gagner plus, mais on l’a sur le fait de dépenser moins ». Quand on sait que les français s’endettent essentiellement pour accéder à l’immobilier, mais aussi à la consommation (vacances, habillement, électroménagers…). Tout est une question de priorité et d’achat raisonné avec l’objectif de posséder moins afin de mieux utiliser son argent. Les deux américains mettent en évidence que la consommation compulsive est un problème car la possession conduit à des inquiétudes qui génèrent des ruminations, du stress donc de l’insatisfaction. Pour eux, avoir moins c’est être libre de ses choix, de ses décisions, se délester de ces choses matérielles leur permet de partir à l’aventure.

Je ne vous présente pas le minimalisme comme seul modèle de vie pour accéder au bonheur. Je vous partage juste cette vision de la vie et peut être qu’il correspondra ou parlera plus à certaines personnes. La quête du bonheur est quelque chose de personnel, libre à chacun de vaquer à ses passions dans la vie. Si vous avez la chance d’avoir Netflix, je vous recommande vivement de visionner ce reportage, sinon vous pouvez le voir sur leur site officiel.

___

Connaissiez-vous le minimalisme ? Ce mode de vie pourrait-il vous correspondre ?

4 commentaires

  1. joyamethyst

    J’ai beaucoup aimé ton article. J’introduis petit à petit le minimalisme dans mon mode de vie et c’est justement ce reportage qui m’a en partie convaincu. Tu expliques très bien les bénéfices de cette façon de voir nos possessions et notre consommation, et lire des choses comme ça me motive à continuer. Merci !

    J'aime

    1. formelessisbetter

      Merci pour ton retour ☺️
      Ce reportage est une pépite qui mériterait d’être diffusé plus largement. Mais parfois c’est difficile de l’appliquer quand on est tenté d’acheter quelque chose (pour ma part c’est les fringues et c’est un dilemme, une lutte constante…)

      J'aime

      1. joyamethyst

        Haha oui j’ai le même problème, j’essaie de ralentir au maximum mes achats dans les grandes boutiques. J’utilise Vinted pour acheter sans passer par le fastfashion, mais il faut vraiment que je me raisonne pour n’acheter que l’essentiel…

        J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s